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Chroniques horticulture

- Du paysagement en plein hiver

- Entretien estival, à quoi s'attendre?

- Le chanvre, une plante méconnue pour ses propriétés écologiques

- Une bénédiction qui tombe du ciel!

- Les tâches printanières, quoi faire et comment faire?

- Les végétaux couvre sol

- Les zones de rusticité

- Paysage durable abordable et agréable, est-ce faisable?

- Préparez vos projets printaniers dès maintenant

- Transplantation d'arbres, est-ce le temps?

- Verdir les toits urbains, une tendance très écolo

 

Du paysagement en plein hiver!

            C’est bien la première fois que j’ai pu m’amuser dans mes jardins, un 7 janvier!  C’est le monde à l’envers dira-t-on!  Mais non!  C’est juste un avant goût de ce que pourraient ressembler nos prochains hivers.

            D’habitude, c’est le temps des poissons des chenaux, du ski alpin, du ski de fond, de la motoneige, du patin et des autos qui ne démarrent pas. Au lieu de cela, c’est encore le temps des terrasses, de la motomarine, des sentiers pédestres, des pistes cyclables et même le temps des sucres.

            Ma belle mère, qui habite le centre du Québec, était toute fière d’avoir cueillie une petite fleur de pensée dans son parterre. Certains voient leurs tulipes et autres bulbes se montrer le bout de leur nez. Pour ma part, je n’ai pas pu résister à prendre de l’avance dans mes aménagements paysagés, en désherbant une plate bande que j’avais oubliée l’automne passé. J’y ai même transplantée une vivace, sans pelle et sans truelle, tellement la terre était meuble et dégelée. J’ai mis un paillis de feuilles hachées par-dessus le massif d’Échinacée et un paillis d’aiguilles de pin dans les allées bordant celui-ci.

            L’utilisation de paillis, s’avérant déjà énormément avantageux, deviendra une nécessité, avec des conditions hivernales semblables, pour vous assurer de n’avoir pas de dégâts dans vos aménagements.

            Les temps changent. Nous devrons changer aussi. Nos vieilles habitudes et notre façon de vivre devront être remises en cause. Depuis que le monde est monde que les changements d'habitudes sont difficiles. Ils se font dans 2 circonstances distinctes:
1)    Lorsque les gens sont rendus acculés au pied du mur, sans autre issue possible et doivent changés par obligation, en passant par la souffrance, ou
2)    Lorsque les changements proposés leurs permettent d'obtenir des avantages personnels immédiats, comme: Réduction de leur dépenses, diminution des obligations, sauver du temps, sentiment de réussite, compréhension des gestes posés, etc. 

    J'ai développé mon expertise de façon à arriver aux résultats du point 2 ci haut. Contactez-moi pour en savoir plus.

 

Entretien estival : À quoi s’attendre?

            Cette année, j’ai remarqué qu’il y a beaucoup d’insectes dans nos parterres. Pour les contrôler écologiquement, l’ébouillantage pour les fourmis et autres insectes du sol et la cueillette manuelle des adultes de criocères et doryphores sont efficaces. Pour ces dernières, si, par dédain ou par oubli, vous ne l’avez pas fait, maintenant c’est le temps de l’éclosion des larves. Plus ravageuses et plus répugnantes encore que leurs parents, il est toutefois encore possible de les ramasser en éliminant les feuilles sur lesquelles elles se trouvent. Avec une surveillance étroite, vous pourrez les cueillir toutes à la même place, lorsqu’elle commence leur dégât. Il est toujours temps aussi de ramasser les adultes qui y viennent encore.

            L’été est synonyme de beau temps. Le beau temps signifie souvent chaud et sec. Ces belles conditions vous donnent de la misère dans vos aménagements paysagés, votre jardin et votre pelouse.
Le problème est : Sol surchauffé et manque d’eau.
La solution : Utilisez du paillis au sol, autant dans le jardin que dans les aménagements. Mais pas n’importe quelle sorte. Un paillis de feuilles hachées dans les plates bandes et de l’herbe coupée dans le jardin convient très bien. Facilement disponibles, gratuits et adéquats pour les végétaux sur lesquels vous le mettez, ces paillis empêcheront l’évaporation excessive et le surchauffement du sol, en plus de contrôler la croissance des graines d’herbes indésirables, éviter la compaction du sol et éviter l’érosion du sol par la pluie et le vent. Pour la pelouse, la solution écologique consiste à implanter des végétaux indigènes et aptes à s’enraciner plus profond que la pelouse traditionnelle. En plus de régler le problème d’arrosage, vous éliminerez le problème de ver blanc, de mauvaises herbes ainsi que le besoin de fertilisation continuelle.

            Autrefois, tous ces problèmes estivaux gâchaient mon plaisir et mes loisirs. J’ai osé faire autrement que la norme et aujourd’hui, j’ai de la satisfaction en horticulture et environnement. Face à mes résultats, j’ai cru bon vous les transmettre par le biais d’un livre : Alternatives écologiques à la pelouse », disponible sur ce site web. Produits vedettes

Bonne saison!

 

Le chanvre, une plante méconnue pour ses propriétés écologiques

            Le chanvre est une plante faisant partie de la famille des cannabinacées. Certains cultivars de cette plante sont cultivés illégalement pour obtenir ce qu’on appelle le cannabis. Les cultivars de chanvre qui contiennent moins de 0.3% de THC peuvent être cultivés légalement pour leurs multiples propriétés tout à fait environnementales.

Voici les différentes utilisations liées au chanvre :

  1. Confection de tissus très résistants.
  2. Production de papiers fins, genre papier à cigarette ou à bible.
  3. Litière absorbante pour les animaux (Jusqu’à 5 fois son volume en liquide).
  4. Production de laine isolante pour maisons écologiques.
  5. Entre dans la préparation d’un béton léger avec un mortier de chaux, pour créer des murs et panneaux qui isolent du bruit, du froid et du chaud.
  6. Production de bio-carburant.
  7. Production d’huile pour la consommation humaine.
  8. Utilisation des graines en alimentation et cosmétiques.

L'utilisation du chanvre valorise et créé un pont entre l'agriculture et la construction. C'est une culture annuelle généreuse et abondante: culture non irriguée, ne nécessitant pas d'apport chimique, d'une vitalité et d'un équilibre où n'interviennent pas les produits phytosanitaires, pesticides et insecticides. La rapidité de son développement ne laisse pas de place aux dites mauvaises herbes. Son implantation améliore notablement les structures du sol et le nettoie. Une bonne gestion et l'utilisation de toutes les parties de la plante en font une culture dynamique écologique d'avenir: papier plus écologique, textile, médecine, alimentation, construction, etc...

Il y a très peu de producteurs au Québec, mais il y a fort à parier que cette production devrait s’intensifier, si la demande vers des produits écologiques continue d’augmenter. Je tenterai de vous en dire plus éventuellement sur les endroits où cette culture est pratiquée et où les produits de chanvre se retrouvent disponibles.

 

Une bénédiction qui tombe du ciel

Que peut-il bien nous tomber du ciel en cette période ?

            Des feuilles et des aiguilles. Ouach ! Quelle corvée ! On ramasse, on ramasse encore et le vent nous en ramène encore. On prend le temps de mettre ça dans des sacs et on paie pour s’en débarrasser (la taxe de vidanges). Mais saviez-vous qu’il s’agit d’un cadeau précieux de la nature qu’on néglige d’utiliser.   

            Souvent, en conférence, les gens me demandent : « Quel est le meilleur paillis à utiliser ? ». Je dis que le meilleur paillis est celui qui provient de plantes qui ressemblent le plus à celles autour desquelles vous l’appliquez. Ce raisonnement vient du fait que, dans la nature, vous savez que les végétaux s’alimentent à partir de leur propre matière organique qui retourne au sol. Donc, par exemple, ce qu’on retrouve comme matière organique au sol et comme paillis autour d’un arbre feuillu ce sont des feuilles, autour d’un conifère ce sont des aiguilles et autour de plantes herbacées c’est de l’herbe. Serait-il normal de tenter de faire pareil dans nos aménagements paysagés ?

            Pour une haie de cèdres, ou sous des genévriers, des épinettes ou autres conifères, il convient de mettre un paillis de cèdres, de pruches, des copeaux de pins, ou tout autres paillis fait à partir de résineux.

            Pour des arbres et arbustes, qui sont ligneux et à feuilles, les meilleurs paillis pour eux sont les feuilles, déchiquetées ou non, les copeaux de bois francs, les copeaux de ramures forestières, etc.

            Pour les plantes vivaces, les fleurs annuelles, les légumes de jardin et toutes les autres plantes herbacées, les meilleurs paillis sont l’herbe coupée, les écailles de sarrasin et, pour les plantes vivaces de sous bois ainsi que les fougères, les feuilles d’arbres.

            Les feuilles d’arbres peuvent convenir à la plupart des plantations. En plus d’être d’usage passablement universel, c’est la source de paillis la plus facile à trouver et la moins dispendieuse.

            Appliquez ces feuilles à la mi novembre sur vos aménagements et laissez-les pour toute l’année, comme dans la nature. Vous aurez comme avantages : Pas de germination de mauvaises herbes, moins ou pas d’arrosage, pas de perte de terre par le vent et les pluies fortes, diminution des variations extrêmes de température du sol, auto-fertilisation du sol par le compostage de celles-ci, moins d’insectes et de maladies parce que vos végétaux seront moins stressés.

C’est-y beau ça !!!!!

 

Les tâches printanières; Quoi faire et comment faire?

         Le printemps est à nos portes! C’est à cette période que les amateurs d’horticulture et de jardinage conçoivent des projets d’aménagement et commence à penser au nettoyage printanier du terrain. Ces activités sont à la fois excitantes et stressante. Bien qu’étant un passe-temps agréable et très populaire, avoir des aménagements paysagés demandent beaucoup d’efforts, de temps et d’argent pour tenter d’obtenir, tant bien que mal, des résultats satisfaisants.

         Chaque année, il faut voir à plein de chose, comme :

  1. Nettoyage des surfaces
  2. Déchaumage, aération de la pelouse
  3. Ajout de terre là où il en manque
  4. Apport de compost dans la pelouse et les plates bandes
  5. Fertilisation granulaire ou liquide
  6. Contrôle des mauvaises herbes du printemps jusqu’à l’automne
  7. Décompaction du sol après les fortes pluies
  8. Division des plantes qui prennent trop de place
  9. Remplacement des végétaux morts durant l’hiver
  10. Taille des végétaux au bon moment, pas tous en même temps
  11. Combattre les insectes et les maladies
  12. Arroser quand c’est trop sec
  13. Tondre la pelouse régulièrement
  14. Et quoi encore!!!

Saviez-vous qu’en appliquant les techniques logiques de paysage durable et écologique, vous pourriez vous éviter la plupart de ces travaux et dépenses énumérés ci-haut? Dans la nature, il existe de grands principes qui font que les végétaux vivent et se multiplient au fil des siècles, sans même que nous ayons à  nous en occuper. Serait-il intéressant de transposer ces principes naturels dans nos parterres plutôt que de tenter de réinventer la roue et se battre contre nature? De nos jours, plusieurs techniques culturales ne respectent pas ces principes et c’est pourquoi il vous en coûte si cher en temps, en effort et en argent, avec des résultats qui laisse souvent amer. Pour ma part, je me suis affranchi de ces taches. Tout ce qu’il me reste à faire, c’est de contempler mon paysage.

Voici comment je défini ces principes. Il y en a six :

  1. Voir à toujours reproduire le « Pâté chinois naturel »
  2. Mettre des vêtements à la terre
  3. Vivre et laisser vivre
  4. Chasse le naturel et il reviendra au galop
  5. La place est toujours au plus fort
  6. La patience est une vertu.
Vous les expliquer prendrait 30 pages et ma chronique est déjà longue. À ce sujet, j’offre le service de conseiller en paysage écologique à domicile. Entretemps, vous pouvez avoir toute l’information par l’entremise de mes œuvres disponibles sur le site actuel.

 

Les végétaux couvre sol

Les végétaux couvre sol sont des plantes qui, par leur mode de croissance, occupent de plus en plus de surface au fil du temps. On a souvent tendance à penser qu’il s’agit de plantes très courtes, qui font comme un tapis au ras le sol, mais il peut s’agir aussi de plantes beaucoup plus hautes, ayant la même caractéristique, celle de se propager en largeur.

Lorsqu’il s’agit d’aménager un espace de façon écologique, les couvre sol sont parfaits, car ils possèdent de nombreux avantages :

  1. Ils protègent le sol contre l’érosion par le vent et par les pluies.
  2. Ils évitent les pertes d’eau du sol en empêchant le soleil d’atteindre celui-ci.
  3. Ils contribuent à régulariser la température du sol.
  4. Ils maintiennent l’aération du sol, par leurs racines et aussi par le fait que les insectes du sol sont aptes à y vivre, y trouvant eau, fraîcheur et nourriture.
  5. Ils couvrent la terre et évitent ainsi la croissance des semences d’herbes indésirables.
  6. Ils permettent de faire de grands massifs et couvrir de grandes surfaces rapidement, un atout si vous désirez diminuer vos surfaces à tondre.
  7. Ils sont pour la plupart peu sujets aux insectes et maladies et plusieurs sont, soit indigènes ou bien très rustiques.

Dans nos modes actuelles d’horticulture, vous laissez peu de place aux couvre sol. Vous chercher même à les éviter, parce que vous ne voulez pas qu’ils envahissent votre plate bande. Si vous faites des plates bandes style « Pizza », c'est-à-dire un seul spécimen de plusieurs sortes dans la même plate bande, il est certain que vous ne voulez pas qu’une plante se propage dans l’autre à côté d’elle. Écologiquement, comme il est préférable d’augmenter la biodiversité, vous devez diminuer les surfaces de pelouse inutiles et optez pour des massifs de plantes diverses et c’est là que les couvres sol vous offrent leurs avantages.

Dans mon livre « Alternatives écologiques à la pelouse », vous y trouverez plus de 300 espèces qui peuvent servir de couvre sol, ainsi que la façon d’aménager vos espaces avec facilité et avec peu d’entretien dans le futur. L’horticulture ne peu se faire comme avant, si nous voulons des résultats plus écologiques. C’est ce que je vous ai partagé dans ce livre.

 

Les zones de rusticité ; Peut-on vraiment s’y fier ?

Une plante a plus de facilités à survivre à des températures constantes en deçà de -30°C sous une bonne couverture de neige, que d’être exposée aux vents et aux écarts de température variant de +5°C à -20°C, la neige étant manquante. Ce sont souvent des conditions semblables au deuxième cas qu’on rencontre de plus en plus en zone plus clémente (4, 5 et 6). Ce qui fait que, par exemple, des végétaux zonés 5 peuvent avoir plus de difficultés à survivre en zone 5 et bien réussir en zone 3, là où la neige les recouvrent et les protègent des vents dominants et des écarts de température.

Concrètement, il s’agit de bien observer les conditions des différentes parties de votre cour. Par exemple, Vous demeurez dans la zone 4 et votre façade de maison est exposée au sud. Les vents dominants de l’ouest balaient la façade en hiver, au point où peu de neige s’accumule. Le soleil plombe sur le mur et a tendance à faire dégeler le sol rapidement, au point où vos tulipes sortent en mars, ce qui est trop tôt. Dans ces conditions, vous auriez avantage à choisir des végétaux qui sont plus résistants que ceux zonés 4, car vous êtes dans des conditions extrêmes. Donc, des végétaux de zone 3 ou 2 seront plus appropriés sur cette partie de terrain.

Maintenant, dans votre cour arrière, une grosse haie de cèdre de 3 mètres de hauteur protège une plate bande des vents dominants et un gros érable crée un peu d’ombre avec ses branches, diminuant l’effet du soleil sur la fonte de la neige. Ces conditions étant plus bénéfiques, vous pourriez fort possible réussir certains végétaux zonés normalement plus haut que votre zone 4, c'est-à-dire zoné 5 et même 6.

En résumé, c’est en tenant compte de tous ces facteurs que vous ferez des choix de végétaux plus judicieux, avec moins de chances d’en perdre. En observant les différentes conditions de votre cour, vous ne prendrez pas pour acquis seulement la zone de rusticité générale, mais tous les facteurs qui influencent en plus ou en moins cette zone, vous retrouvant souvent avec 2 ou 3 micros climats dans la même cour.

Avec l’hiver à nos portes, surveillez la neige et accumulez-la là où il y a des végétaux à protéger. Comme on ne sait pas d’avance s’il y en aura et, surtout, si elle restera tout l’hiver, prenez soin d’étendre une couche de feuilles déchiquetées, en novembre, sur vos végétaux. C’est la protection que la nature se sert. C’est comme son manteau d’hiver.


Paysage durable, agréable et abordable : Est-ce faisable?

            Un jour, une cliente m’a demandé de lui concevoir un aménagement qui ne lui nécessiterait pas beaucoup d’entretien, avec le moins de pelouse possible et le plus naturel possible, du fait que derrière chez elle c’est la forêt.

            Ayant lu mon livre sur le sujet, cela lui avait donné confiance en son désir de prendre le virage écologique dans sa cour, bien qu’elle était consciente qu’elle subirait le jugement de ses voisins conservateurs.

            Au moment où elle fut prête à faire faire son projet, je n’étais pas disponible, d’autant plus qu’elle habite à 300 km de chez moi. Elle confia donc son projet écolo à un paysagiste de sa région. L’aménagement paysagé durable est encore un mystère pour bien des professionnels dans le domaine. En plus du manque de formation en la matière,  peu sont prêts à changer leurs façons lucratives d’aménager,  pour en venir à respecter les 3 R en environnement, la base même qui motive cette nouvelle façon de faire.

            Réalisé depuis 2 ans, l’aménagement de ma cliente est déjà en perdition. Herbes qui envahissent les plates bandes, manque de plantes pour cacher le paillis, qui en plus n’est pas celui qu’il faut en paysage durable, plantes à propagation souterraine qui n’ont pas été limitées et se dirige chez la voisine, arbres inadéquats dans un environnement boisé, système d’irrigation complètement inutile. Bref, c’est aussi pire que si elle avait demandé un aménagement standard. Pourtant, c’est concrètement possible d’avoir un paysage durable, abordable, agréable, qui respecte les 3 R et qui nécessite peu d’entretien, sans avoir besoin de pesticides ni d’engrais concentrés. Je le prouve dans mon livre et dans ma cour depuis longtemps.

            Il y a des lois naturelles qui existent, mais les pratiques culturales actuelles ne les respectent pas. Pas surprenant que vous ayez tant de troubles et dépensiez autant pour faire pousser des plantes. Donnez-vous la chance de mettre la nature de votre bord. C’est ce que j’ai fait lorsque j’ai compris que la nature est plus forte que toutes mes connaissances et mes diplômes. L’humilité face à la nature m’a permis de voir l’horticulture et l’environnement différemment et c’est ce que j’ai mis en pratique chez moi et c’est ce que je vous partage dans le livre « Alternatives écologiques à la pelouse ».
Mais, attention, ne l’achetez pas si vous voulez conserver vos vieilles habitudes!!!

 

Préparez vos projets printaniers dès maintenant!

            Vous avez des projets d’aménagement ou de jardinage pour le printemps prochain? Il est grand temps de commencer dès cet automne, en particulier les 2 prochaines semaines, si vous voulez aménager en juin prochain.

            Le principal problème, lors de la réalisation de nouvelles plates bandes et de jardin potager est celui des mauvaises herbes vivaces déjà implantées sur le terrain. Il faut absolument prendre le temps de s’en défaire complètement avant d’y implanter nos choix de végétaux.

            Si vous vous y prenez à la dernière minute, vous devrez enlever de 4 à 6 pouces de terre de surface (pour être sûr d’avoir éliminer toutes les racines vivaces qui pourraient repousser) et remplir de nouvelle terre, ce qui est un méchant contrat de travail et de dépenses, ou bien vous devrez traiter avec un herbicide non sélectif qui, peut importe lequel, nuit à l’environnement et coûte cher.

            La façon que je vous suggère est la méthode la plus sécuritaire, la plus efficace, la moins dispendieuse et celle qui vous demandera le moins d’effort en plus. Les végétaux ont des besoins essentiels pour se développer et un de ces besoins est la lumière. Avec l’aide de simples toiles opaques (plastique noir, vieux tapis, vieille toile de piscine, etc), que vous avez probablement déjà chez vous, il suffit de couvrir la surface prévue d’être aménager et de laisser ces toiles pendant au moins 3 mois de saison de croissance (les mois de mi-octobre à la mi-avril ne compte pas). Sans avoir à lever le petit doigt, vous combattrez les herbes indésirables efficacement et vous irez chercher les avantages suivants :

  1. Pas besoin de changer de terre
  2. Vous conservez votre matière organique
  3. Vous favorisez les insectes utiles qui augmentent la fertilité du sol
  4. Ces mêmes insectes aèrent et décompacte votre sol, donc 
  5. Pas besoin de motoculter avant de planter
  6. Aucun poison, aucun effort et aucune dépense et le résultat est assuré

En appliquant les toiles en début septembre, vous serez prêt à planter au début
 juin.

Cette méthode est tellement simple que c’est curieux qu’elle ne soit pas plus divulguée. Bref, à chacun son choix de continuer de promouvoir cette expression : « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ».

 

Transplantation d’arbres; est-ce le temps?

            Il arrive parfois que nous ayons à déplacer un arbre, soit parce que nous avons un projet de construction et que l’arbre nuit, ou bien un voisin veut nous en donner un. Peu importe la raison, lorsque que ça arrive, ce n’est pas nécessairement le temps idéal pour faire la transplantation.

            Si vous en avez à transplanter cet automne, il est grand temps de le faire, mais attention! Pas tous les types d’arbres. Seuls les conifères peuvent l’être et ce, jusqu’au 15 septembre.

            Les conifères terminent leur croissance en août et sont donc moins exigeants en eau. Le fait de les transplanter avant la mi septembre leurs permettent de se faire des nouvelles racines avant l’hiver, sans souffrir d’un manque d’eau, puisque leurs croissance est terminée.

            Ce n’est pas le cas pour les feuillus. Tous les arbres feuillus ont un grand besoin d’eau pour maintenir leur feuillage beau et ont besoin de toutes leurs racines pour le faire. Vous ne devez jamais transplanter un feuillus lorsqu’il est en feuillaison. Ces types d’arbres se transplantent tôt au printemps, avant le débourrement des bourgeons.

            Ces consignes sont valables pour les arbres que vous devez sortir de terre et planter ailleurs. Dans le cas des arbres que vous achetez en pots ou en mottes, vous pouvez les planter quand vous voulez, idéalement, tout de même, avant la mi-septembre, toujours dans le but qu’ils puissent se faire un peu de nouvelles racines pendant que la terre est encore relativement chaude. Cela leur aidera à passer l’hiver avec moins de risques de mortalité.

 

Verdir les toits urbains, une tendance très écolo.

            Verdir les toits, pas avec de la peinture verte, mais avec des végétaux. Eh oui! Cette tendance est de plus en plus répandue en Amérique du Nord et déjà très présente en Europe. Mais, est-ce une mode ou une nécessité, en particulier dans les endroits densément peuplés???

            Dans un contexte de diminution des gaz à effets de serre, d’économie d’énergie, de préservation de la bio diversité, de la qualité de vie et de notre santé, les toits verts sont devenus une nécessité pour atteindre ces objectifs.

            Les espaces verts urbains sont très restreins, du fait que la majorité de la surface est couverte de rues, de trottoirs, de stationnements et de bâtiments. Beaucoup de ces bâtiments sont à toits plats et, selon leur solidité, peuvent être végétalisés.

Voici donc tous les avantages :

  1. Diminution des coûts de chauffage par temps froid et des besoins de climatisation en été.
  2. Retient jusqu’à 75% des eaux de ruissellement, celles-ci étant un problème majeur des refoulements d’égouts et des déversements d’eaux non traitées dans les cours d’eau.
  3. Double et triple la durée de vie des matériaux de toiture, les préservant des variations extrêmes de température et des rayons UV du soleil.
  4. Contribue à assainir l’air ambiant, diminuant le problème du smog urbain, en filtrant les poussières et en captant le CO2 et libérant de l’Oxygène.
  5. Diminue la propagation des bruits urbains en absorbant les ondes sonores par la propriété acoustique du sol et des végétaux.
  6. Offre une surface supplémentaire de culture pour les citoyens désireux de vivre dans un environnement plus sain.
  7. Donne une plus value au bâtiment pour toutes les raisons énumérées plus haut.
  8. Améliore le coté esthétique du bâtiment et du quartier.

Comme vous le voyez, il y a beaucoup d’avantages écologiques à opter pour des
toitures végétales. Au Québec, des villes comme Montréal et Québec se sensibilisent de plus en plus à cette option écologique. D’ailleurs, le 10 mars 06, avait lieu à Montréal un colloque réunissant plus de 280 personnes provenant d’organismes, de compagnies, du milieu politique municipal, qui ont partagé leurs expertises aux gens intéressés de développer cette belle initiative.

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Serge Fortier

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