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Chroniques environnement

- Le chauffage au bois, en partie responsable du « Smog » urbain.

- Contrôle écologique des fourmis.

- Faire PLUS avec MOINS.

- Le temps des fêtes et l'environnement.

- L’environnement, c’est de faire plus avec moins.

- Les eaux usées.

- Les sacs d’épicerie réutilisables : Qu’en est-il vraiment?

- L’éthanol, est-ce vraiment une solution écologique?

- L’indifférence face au gaspillage d’eau potable.

- Mes résolutions pour 2006 en matière d’environnement.

- Pesticides interdits.

- Solutions pratiques pour diminuer les émissions de gaz à effets de serre.

- Un procédé de récupération d'eau et de chaleur domestique.

- Un sel de déglaçage écologique.

- Dossier "Algues bleues"

- Ce qu’on prend de la terre doit retourner à la terre

- Vivre dans le passé… de la terre.

 

Le chauffage au bois, en partie responsable du « Smog » urbain.

         Le chauffage au bois est, au Québec, un mode de chauffage très répandu.
Depuis la crise du verglas, bon nombre de résidents se sont dotés de ce qu’on appelle un poêle ou une fournaise à combustion lente. C’est ce genre de système dont nous pouvons contrôler la vitesse de combustion, donc la quantité de chaleur dégagée en fonction des besoins de la maison.

         En tant qu’environnementaliste, j’ai des réserves concernant ces systèmes de combustion lente. Je vais vous dire pourquoi.

         Pour produire un feu de bois, ça prend 3 choses essentielles : Du bois sec, de la chaleur et de l’oxygène (air). Quand il manque d’air, un feu brûle à l’étouffé, il se refroidit et les fumées ne s’enflamment plus. Ce sont les fumées de combustion qui créent les flammes dans votre poêle à bois, à la condition que la chaleur soit assez élevée et qu’il y ait assez d’air. Pour éviter d’avoir de l’accumulation de créosote dans votre cheminée, vous devez donner assez d’air à votre feu pour que la chaleur puisse enflammer la fumée. De cette manière, vous n’aurez pas de fumée dans la cheminée, même avec du bois considéré comme impropre (tremble, bouleau, épinette, sapin, etc.).

         Les poêles à combustion lente étouffent la combustion en coupant l’entrée d’air. De ce fait, le feu diminue de température et les fumées ne s’enflamment plus et s’en vont dans l’environnement et contribuant ainsi au « smog ». Avec un poêle à combustion lente, pour ne pas que votre cheminée s’encrasse, vous devez donc chauffer qu’avec des essences provenant malheureusement de nobles feuillus (hêtre, chêne, érable à sucre) renommé pour faire des fumées contenant moins de créosote. Nos belles forêts s’envolent en fumée, polluant l’air et, en plus, malgré leur haute teneur calorifique,  les B.T.U. contenu dans ces essences sont en partie perdus dans la fumée non brûlée.

         Certains poêles à combustion lente sont munis d’un catalyseur. Il a pour rôle de brûler les fumées avant leur entrée dans la cheminée, mais, pour fonctionner adéquatement, ce catalyseur se tenir très chaud pour enflammer celles-ci. Pour être efficaces, vous devez être vigilant pour bien le réchauffer au début et aussi, toujours le maintenir exempt de suie.

         Bonne saison de chauffage et soyez prudents !

 

Contrôle écologique des fourmis

         Les fourmis sont souvent trop nombreuses à notre goût dans nos aménagements paysagés, notre pelouse et nos patios. Celles-ci creusent des galeries souterraines et créent des amoncellements de terre, rendant la croissance des plantes difficile du fait que leurs galeries souterraines assèchent les racines.

         Il faut savoir que les fourmis vont privilégiées les endroits secs,  stables, le plus souvent sablonneux et les surfaces exposées qui leurs permettent de sortir les grains de sable ou de terre de leurs galeries.

         À part les monticules de terre et le sable sur les trottoirs et pavés, la plupart des fourmis de terre ne sont pas une menace aux plantes. Elles contribuent même en partie à contrôler certains insectes nuisibles de nos parterres. Dans une approche écologique, l’objectif est donc de ne pas chercher à les exterminer, mais plutôt de les contrôler.

         Un moyen très efficace et très écologique de pouvoir les contrôler est d’utiliser de l’eau bouillante. Lorsque vous repérez un nid qui vous cause problèmes, creusez une légère dépression à même les sorties des galeries du nid. Le lendemain, les fourmis auront débloqué les sorties obstruées par votre creusage. Il ne vous reste qu’à verser de l’eau bouillante dans la dépression et l’eau s’infiltrera rapidement dans les galeries souterraines, ébouillantant sur son passage toutes les fourmis et les œufs s’y trouvant.

         Cette méthode est instantanée, ne nécessite aucun produit, donc n’empoisonne pas les fourmis et le sol avoisinant. Les fourmis ainsi détruites serviront de nourriture aux insectes et bactéries du sol, dans un écosystème sain et équilibré.

         Si, après quelques jours, vous voyez encore de l’activité dans le nid, recommencez, mais cette fois, versez de l’eau bouillante plus longtemps, pour vous assurer que l’eau se rendra jusqu’au fond du nid.

Pour les nouveaux pavés, utilisez du sable agglomérant entre les joints. Ce sable spécial est vendu par les distributeurs de pavés. Pour un pavé déjà en place et infesté de fourmis, les galeries peuvent avoir déstabilisées celui-ci. Vous devez le défaire, détruire les fourmis, combler le sable ou gravier manquant, remettre le pavé et remplir immédiatement les joints de sable agglomérant avant que du sable ordinaire s’insère dans ceux-ci.

 

Faire PLUS avec MOINS

            Dans le contexte de notre vie moderne, où la quête de richesses et de pouvoir semble être l’objectif à atteindre pour être heureux, je me pose souvent la question : Est-ce possible que tous les êtres humains de la terre puissent équitablement y parvenir dans ce contexte?

            J’ai vite compris que non. Premièrement, équité et pouvoir sont paradoxaux. Tel que perçu par l’homme, le pouvoir s’obtient par la richesse et l’accumulation de biens et de territoires. Plus quelqu’un est riche et plus il a du pouvoir. C’est donc une compétition continuelle où l’équité n’a vraiment pas sa place et où il n’existe pas de fin, car il y aura toujours quelqu’un qui voudra reprendre le pouvoir sur celui qui l’a déjà. C’est donc de vouloir acquérir PLUS, toujours PLUS, mais avec PLUS de consommation de richesses et c’est pourquoi notre planète s’essouffle.

            Mais, dans le fond, qu’est-ce qui est important d’avoir pendant notre court passage sur la planète? Santé, paix intérieure, amour, soutien et partage avec ses semblables. Ne sommes-nous pas à rechercher constamment ces états?

            Mais ces états, je me suis rendu compte qu’ils se retrouvent dans l’être et non dans le paraître. Avant, PLUS je courrais pour accumuler des richesses et MOINS j’étais heureux, car il me manquait toujours quelque chose. Maintenant, depuis que j’ai changé mes valeurs, je vais chercher PLUS de satisfaction en prenant MOINS à la terre. En changeant mes valeurs, j’ai changé ma façon de pratiquer l’horticulture et le jardinage et de voir l’environnement. C’est pourquoi j’ai découvert comment me satisfaire PLUS avec MOINS.

  1. PLUS de plates bandes avec MOINS de travail.
  2. PLUS de végétaux en santé avec MOINS de produits
  3. PLUS de biodiversité avec MOINS de problèmes d’insectes et maladies
  4. PLUS de fertilité du sol avec MOINS d’engrais
  5. PLUS de beauté avec MOINS d’effort pour y arriver
  6. PLUS de temps pour admirer avec MOINS de temps pour l’entretien

J’ai donc trouvé un moyen d’obtenir PLUS de satisfaction en consommant MOINS de richesses. Ce qui m’apporte un gain sur le plan personnel, horticole, environnemental, économique et même social. De ce fait, j’ai cru bon de vous le partager en écrivant un livre dans lequel ma philosophie de vie y est expliquée à travers des techniques culturales respectueuses des richesses de la terre. Il a pour titre : « Alternatives écologiques à la pelouse » et il traite de bien d’autres choses que de la pelouse.

 

Le temps des fêtes et l'environnement

C'est le temps des fêtes! Une quantité phénoménale de cadeaux seront offerts entre gens qui s'aiment. Cette pratique, de souligner l'amour qu'on a pour quelqu'un en lui faisant cadeau de biens de consommation, illustre bien comment nous sommes asservis à ce système de consommation. C'est la période de l'année où nous dépensons le plus et où les compagnies de crédit ont l'assurance de se remplir les poches dans les mois qui suivront, tellement l'obligation de consommer à cette période est forte.
 
  Heureusement, de plus en plus de personnes prennent conscience de cette situation, qui d'ailleurs appauvrit encore plus financièrement les gens à faible revenus (50% de la population), et contribue à s'éloigner encore plus de la première règle environnementale qui est de "Réduire sa consommation".

  Bien des gens savent qu'on ne mesure pas l'amour à la grosseur du cadeau qui est offert, mais bien plus sur les petits gestes d'attention, le respect et la présence auprès des êtres aimés, tout au long de l'année. Par le rythme de vie actuel et toutes les obligations qu'on s'impose, il nous reste trop peu de temps pour prendre du temps avec notre femme/mari, nos enfants et nos bons amis et, faute de satisfaction personnelle, émotive et humaine, on compense dans les biens matériels.

  En attendant de pouvoir se libérer de cet asservissement, que peut-on faire pour contribuer à un objectif environnemental concret? Voici quelques suggestions:

  - Tentez d'orienter vos choix de cadeaux vers des biens essentiels et/ou durables, selon la personne à qui vous les faites (Vêtements, outils, panier de fruits, etc) ou encore, des bons d'achat ou de l'argent.

  - Essayez d'acheter des produits locaux. Ces achats sont des cadeaux que vous faites aussi à votre société, en permettant à vos parents et amis de conserver leur emploi. Vous faites donc d'une pierre deux coups!

  - Emballez vos cadeaux au minimum. C'est incroyable et aussi désolant de voir tout le gaspillage de papiers, rubans et autres décorations qui sont jetés après l'ouverture des cadeaux. Je vous demanderais d'en prendre conscience lorsque cela se produira dans vos partys. Je vous suggère d'utiliser des sacs cadeaux plutôt que du papier d'emballage. Ces sacs sont réutilisables plusieurs fois, ainsi que les papiers de soie de couleur qui garnissent le dessus. Ne pensez pas passer pour un gratteux ou un quêteux en réutilisant ceux-ci, mais plutôt une personne consciente de préserver l'environnement. Un environnement sain et durable, c'est le plus beau cadeau à offrir à nos petits amours, c'est à dire nos enfants et petits enfants. Pensez-y bien fort! D'ailleurs, pour le jour de l'an, c'est encore cette résolution que je prends. Cette résolution est celle qui me permet d'être le plus satisfait à chaque jour de ma vie maintenant.

  Je vous souhaite de passer un joyeux temps des fêtes et donnez de l'amour à votre entourage, plus que votre porte feuilles!

 

L’environnement, c’est de faire plus avec moins.

            Nous cherchons tous à être heureux dans la vie. Nous recherchons le plaisir, la satisfaction, le confort, le bien-être, la santé, la paix et l’amour. Toutes ces quêtes sont toutefois difficiles à atteindre. Il faut constamment se battre pour survivre dans ce monde où la compétition, la performance et le paraître sont omniprésents.

            Comme tous, j’ai moi aussi fait partie de ce « pattern ». Il y a un temps où je croyais que, pour être heureux il me fallait avoir une luxueuse maison, une voiture performante, un bateau, une moto, un quadri-moto, une motoneige, la plus belle pelouse du quartier, la famille parfaite, des vêtements à la mode et, pour payer tout cela, la grosse job, plus plein de cartes de crédit pour me satisfaire le plus vite possible.

            Cette course à la consommation m’a amené à la dépression à 23 ans, vivant dans le paraître, hors de mon être. Plus je consommais et moins j’étais heureux car, je m’obligeais de plus en plus et je me sentais libre de moins en moins.

            J’ai compris que cette idéologie, basé sur la consommation, ne peut permettre à tous les humains de cette planète d’être heureux et, le bonheur doit être accessible à tous. De plus, pour satisfaire cette pseudo quête de bonheur, seul une minorité de gens y ont accès et sont entrain d’épuiser les richesses de la terre. (Voir www.agir21.org)

            Donc, serait-il possible de vivre de façon plus équitable, en consommant moins tout en vivant plus de satisfaction? Je crois que oui! C’est ce que je découvre à chaque jour. Par exemple, j’ai découvert le moyen d’avoir de beaux aménagements paysagés et un beau jardin productifs, sans avoir besoin de consommer, donc d’acheter des engrais, des pesticides, de la terre noire, compost et paillis. J’ai du compost et du paillis, car ils sont essentiels, mais il ne me coûte rien. De plus, j’ai découvert qu’en consommant moins de produits, en plus de contribuer à réduire mon emprunte écologique, j’ai la satisfaction d’avoir enfin de beaux aménagements et de bons légumes sains, sans efforts, tout en conservant mon pouvoir d’achat pour autres choses de plus utiles et satisfaisants.

            Voila donc une partie de ce que j’ai découvert et qui me permet de dire qu’on peut faire PLUS avec MOINS, sur tous les aspects de notre vie. L’environnement fait partie d’un tout et chaque geste qu’on pose a un impact sur tous les plans de notre vie.

            Si ce que j’avance ici vous « sonne une cloche », faites moi le savoir et je pourrai élaborer plus dans un prochain article.

 

Les eaux usées

Un problème environnemental qui perdure

Depuis 25 ans, les eaux usées des villes sont traitées avant d’être déversées dans les cours d’eau

En principe, elles sont traitées. Mais plusieurs villes sont mal équipées et ne peuvent traiter efficacement et entièrement tout le volume d’eaux usées.

Lors de la mise en place des politiques de traitement des eaux usées, il était question,
1er        De traiter les eaux, pour enlever les solides et matière en suspension et,
2 ème   De désinfecter celles-ci, pour tuer les bactéries coliformes et autres
            pathogènes.

La deuxième phase n’a jamais été mise en place. Résultat : toutes les eaux usées rejetées dans les cours d’eau sont contaminées. C’est pourquoi la plupart des plages potentielles sont impropres à la baignade.

Vu le manque d’argent des gouvernements et des municipalités, je ne vois pas le jour où cette situation s’améliorera.

Je me pose donc ces questions :

D’où vient l’habitude de se servir de l’eau pour se débarrasser de nos déchets ?

N’y aurait-il pas moyen de gérer nos déchets autrement que de les envoyer dans l’eau qui, ironiquement, finie par nous servir pour boire et se laver ?

Plutôt que d’attendre après des argents pour élaborer des installations incertaines de régler le problème toujours grandissant, serait-il plus intelligent et écologique de chercher à réduire le volume d’eaux usées ainsi que la charge de polluant dans celle-ci ?

La nature gère ses matières organiques par compostage. Pourquoi ne pas faire de même avec les nôtres ? Plus de toilette à l’eau et plus de broyeur, mais des toilettes biologiques et des bacs à compostage.

Si la nature nous montre que l’eau est filtrée par la terre et les plantes avant d’atteindre les cours d’eau, ne serait-il pas logique d’envisager cette solution ? Les marais filtrants sont une solution de plus en plus utilisée.

 

Les sacs d’épicerie réutilisables : Qu’en est-il vraiment?

Nous savons que le fait de réutiliser le plus souvent possible un objet est une règle fondamentale en environnement. Une autre règle fondamentale est de diminuer la consommation de matière. Les sacs d’épicerie réutilisables contribuent à respecter ces 2 règles. Mais quels autres avantages peut-on en tirer de cette option.

            Présentement, les épiceries nous offrent la possibilité d’acheter des sacs en tissus durable et lavable, moyennant un déboursé au consommateur de $4 à $15. Depuis peu, les épiciers MÉTRO nous offrent de beaux sacs en toile de plastique tissée, fait de plastiques recyclés et recyclables lorsqu’ils ne seront plus bons. Ces sacs nous sont offerts à $1 l’unité. Cette initiative se fait avec la participation de Recyc-Québec, un organisme qui fait la promotion du recyclage.

            Tout semble être beau jusqu’ici, mais le « hic » c’est que ces fameux sacs réutilisables sont fabriqués en Asie, avec supposément des plastiques recyclés, mais de là bas. De ce fait, économiquement, aucune création d’emploi n’est généré pour la fabrication et, environnementalement, aucun plastique, qu’on s’efforce de recycler, n’est utilisé. Ça donne quoi de recycler si il n’y a pas de débouchés pour transformer les matières récupérées?

            Plus ça va et moins il y a possibilité d’emploi pour nos jeunes, du fait que tout est fabriqué dans d’autres pays, sous prétexte qu’il en coûte moins cher. Mais qui fait les vraies économies? Vous déboursez un montant supplémentaire pour un sac réutilisable et vous continuez de payer, dans votre épicerie, le coût des sacs jetables que vous ne vous servez plus. Obtenez-vous un crédit pour ces sacs? Non. Qui dépense? Vous. Qui économise? L’épicerie et la corporation. Tout cela sur le dos de votre conscience environnementale.

            Concrètement, le sac réutilisable MÉTRO équivaut au contenu de 3 sacs de plastiques jetables. Il en coûte 3.1 sous du sac à un épicier pour vous fournir un sac jetable, donc 10 sous en moins à chaque fois que vous utilisez votre sac réutilisable.
Il serait donc logique que vous récupériez ces 10 sous à chaque utilisation. Sur 1 an, vous récupéreriez $5.20 en économie de sacs jetables. De cette façon, serait-il rentable de s’acheter des sacs réutilisables faits chez nous, à $3, $4 ou plus, sachant que vous récupéreriez votre achat dans la première année d’utilisation et qu’en plus vous donneriez de l’emploi à vos enfants, vous permettriez de trouver des débouchés aux matières récupérées ici même et que vous y trouveriez des avantages sur le plan environnemental, social et économique.

            C’est pour quand la compagnie qui traitera ses clients honnêtement, en considérant nos vraies préoccupations, plutôt que de seulement vouloir notre porte feuilles. Il faudrait que les consommateurs se regroupent et se créent des coalitions pour éviter de se faire exploiter insidieusement de la sorte. L’important, c’est d’être mis au courrant des vraies affaires!
Faites-moi part de vos commentaires!

 

L’éthanol, est-ce vraiment une solution écologique?

L’éthanol est un alcool produit à partir du mais et qui sert de carburant dans les moteurs à explosion, donc tous les véhicules routiers. Cet alcool à comme propriété d’être très propre lorsqu’il brûle, créant ainsi peu de gaz à effet de serre. Certaines essences en contiennent un peu.

Le gouvernement canadien a annoncé qu’il mettrait en place une politique visant à avoir 5% d’éthanol dans toutes les essences, ce qui aurait comme effet de réduire légèrement la pollution relié au transport, une des principales causes des gaz à effets de serre au pays.

Sauf que l’éthanol, ça ne tombe pas du ciel. C’est un produit transformé et tout produit transformé nécessite de la consommation d’énergie et la production de déchets. Voyons les différentes étapes avant que l’éthanol se retrouve dans l’essence.

Fait à partir de maïs, celui-ci doit être produit. Le maïs est une des cultures la plus exigeante et coûteuse de la planète. Il nécessite énormément d’engrais, de pesticides, de travaux mécanisés et de transport. De plus, lorsqu’il est produit au Canada, la courte période de beau temps chaud empêche de récolter des grains secs et il faut donc les sécher au séchoir géant. Ces énormes séchoirs fonctionnent au pétrole et au gaz naturel.

Comme il serait difficile de produire ici même tout le mais nécessaire à la production d’éthanol, il faudrait en importer, donc encore du transport polluant.

La construction de nouvelles usines sera nécessaire. C’est une dépense colossale qui n’est pas certaine de trouver sa rentabilité de si tôt.

Dans le processus de fermentation en usine, y aura-t-il dégagement de gaz à effets de serre?

En tant qu’environnementaliste, je trouve qu’on ne fera que du « sur place » avec une telle politique. C’est polluer plus d’un côté pour moins polluer de l’autre. Je trouve que ce sera encore des dépenses qui monopoliseront des capitaux qui ne seront donc pas disponibles à des projets environnementaux plus modestes mais plus efficaces en bout de ligne.

 

L’indifférence face au gaspillage d’eau potable

            Je vous raconte ici un évènement que j’ai vécu l’automne passé. Il a fallu que je fasse intervenir la télévision de Radio-Canada pour que le problème se règle, enfin! Voici l’histoire :

            Lors de mes fréquents déplacements, en tant que consultant en environnement et paysages écologiques, il m’arrive de devoir prendre une pose dans les haltes routières, ici et là, le long des autoroutes. En août dernier, je m’arrête à l’une d’elle et je constate qu’un des deux urinoirs coule constamment et à plein débit. Je quitte donc cette halte routière en me disant qu’il sera réparé sous peu par les responsables du site.

            Un mois plus tard, je repasse à cette même halte routière et constate que le même urinoir continu de déverser constamment, 24 heures sur 24, près de 900 litres d’eau potable à l’heure, soit plus de 21,000 litres d’eau traité par jour.

            Ma conscience sociale et environnementale réagissant à ce gaspille, je m’adresse à la personne responsable de la cantine sur place et de l’entretien des toilettes, lui demandant s’il était au courrant du problème. Frustré, il me répondit que c’est le ministère des transports qui s’occupe des réparations de ce genre et qu’il leur avait signifié le problème.

            Je trouvais que, si le ministère est au courrant, le délai pour exécuter les réparations est drôlement long. Bref, si le message est fait, tant mieux, mais ça m’empêche pas que, depuis que j’ai constaté le problème, près de 630,000 litres d’eau potable se sont gaspillées et probablement plus, car ça coulait depuis combien de temps avant que je le constate pour la première fois, en août????

            Deux mois plus tard, je repasse par là et, surprise! L’urinoir coule encore. 1,260,000 litres d’eau potable de plus de gaspiller. J’ai contacté la municipalité qui fournit cette eau potable et, pas au courrant et pas plus préoccupé de la situation, m’ont répondu que le ministère a un compteur d’eau et paiera la note, c’est tout!

 C’en était trop pour moi. De voir autant d’insouciance et d’indifférence, j’ai avisé le gars de la cantine et la municipalité que les médias seraient mis au courrant de la situation. Sur plusieurs médias télévisés contactés, seul Radio-Canada s’est préoccupé de la situation. Ils ont fait un beau reportage, le 29 novembre, aux nouvelles régionales de Trois-Rivières, permettant de savoir que cet urinoir coulait depuis le mois de juin.

3,150,000 litres d’eau potable plus tard, enfin, le ministère est venu réparer le fameux urinoir, ainsi que l’abreuvoir défectueux qui, ironiquement, était inscrit au dessus « Eau non potable ».

Si vous avez connaissance de situations semblables et que votre conscience sociale et environnementale est froissée, n’hésitez pas à dénoncer ou bien faites-moi le savoir et je verrai à trouver une solution.
Notre société va mal à cause des « 3 – In » suivant : Indifférence, Insouciance et Individualisme. Nous avons tous une part de responsabilité dans une société et je dis BRAVO à ceux et celles qui la prennent!

 

Mes résolutions pour 2006 en matière d’environnement.

            Selon certains sondages, les deux tiers de la population prennent des résolutions quand le nouvel an arrive. Le plus dur n’est pas de prendre des résolutions mais de les tenir jusqu’au bout.

            Certaines résolutions peuvent être difficiles à tenir, comme de cesser de fumer, ou de perdre du poids. En matière d’environnement, il est facile de tenir nos résolutions, parce qu’il y a tellement de gestes positifs et accessibles à tous, qu’on peut faire dans notre vie quotidienne et qui contribuent à diminuer la dégradation actuelle de notre planète.

            Cette dégradation est due principalement à notre surconsommation et au gaspillage que notre mode de vie de pays riches nous enseigne dès notre bas âge. 2006 sera une année où les gens conscients et impliqués en environnement se manifesteront encore plus, non pas pour faire des constats de la situation, mais pour sonner l’alarme, impliquer la masse et donner des moyens accessibles à tous de contribuer volontairement à léguer une planète viable à nos enfants.

Ces gens qui se lèveront sont des environnementalistes de cœur,  des « monsieur et madame tout le monde » qui ont pris conscience de la gravité de la situation et qui, personnellement ont décidé de poser des gestes, si petits soient-ils, pour améliorer la situation environnementale.

C’est donc ce que je vous donnerai au cours de l’année 2006. Des moyens faciles et accessibles, où il ne manque qu’un seul ingrédient ; votre bonne volonté.

Pour aujourd’hui, voici donc quelques trucs pour économiser l’eau potable chez vous. L’eau potable, ce bien essentiel qui deviendra plus cher que de la bière et plus convoité que le pétrole.

  • Placer des objets dans le réservoir des cabinets de toilettes, pour diminuer la quantité d’eau gaspillée lorsque vous « tirez la chaîne ».
  • Lorsque vous remplacez ou installez un nouveau cabinet de toilette, optez pour une à faible débit d’eau, qui fonctionne avec une pédale.
  • Optez pour une toilette biologique, qui transforme les matières en compost pour vos arbres et fleurs. Celle-ci ne nécessite pas de raccordement à l’aqueduc ni à l’égout et est parfaite pour le chalet, les sous-sols, etc.
  • Ne pas vidanger la toilette à chaque petit pipi.
  • Prendre une douche prend 5 fois moins d’eau qu’un bain et 10 fois moins si vous fermez l’eau pendant que vous vous savonnez.
  • Ne pas laisser couler l’eau lorsque vous vous brossez les dents.
  • Ne faire fonctionner le lave-vaisselle et la laveuse à linge que lorsque vous avez des brassées pleines. Cela économise de l’électricité en plus de l’eau.

 

Pesticides interdits           

Vous n’êtes pas sans savoir qu’en ce début d’avril 06, entrait en vigueur des lois interdisant l’utilisation de certains pesticides pour combattre les problèmes comme les mauvaises herbes dans nos pelouses, les vers blancs et bien d’autres problèmes dont beaucoup de gens font face dans leur parterre.

            Le problème n’est pas résolu en changeant de produits, supposément moins dommageable pour l’environnement, car le réel problème est de devoir utiliser un produit, point. Les vraies solutions, peu de gens les connaissent et, si oui, n’ont pas intérêt de vous les dire.

Je m’explique :
            Voici les 3 règles en environnement, qu’on nomme les 3 « R » :
-         RÉDUIRE sa consommation de matières
-         RÉUTILISER au maximum les matières dans leur forme première
-         RÉCUPÉRER et recycler les matières à jeter

Voici les 3 règles du système capitaliste, que je nomme les 3 « S » :
-         SUREXPLOITER la planète à outrance
-         S’ENRICHIR coûte que coûte
-         SERVIR qu’une seule fois et jeter.

            Faut pas s’attendre à ce qu’une solution nous vienne d’en haut. Mais comment, dans notre système, peut-on espérer un réel changement durable et intelligent? Simplement en informant la population.

    Pourquoi la nature fait pousser tous ses végétaux sans problèmes. Personne va mettre de l’engrais, brasse la terre, gratte les feuilles, arrose quand il fait sec ou bien traite avec toute sorte de produits pour permettre à un érable en forêt d’atteindre 20 mètres de haut et 80 cm de diamètre ou à une prairie sauvage de se remplir de fleurs tout l’été. Qui explique les lois fondamentales suivantes :        
-         Le pâté chinois naturel
-         La lampe à l’huile
-         Les vêtements de la terre
-         Chasse le naturel et il reviendra au galop
-         Vivre et laisser vivre
-         La place est toujours au plus fort
-         La patience est une vertu
C’est ce que je me suis chargé de faire dans mon dernier livre intitulé « Alternatives écologiques à la pelouse ».

Avec la sortie de ces nouvelles législations, vous êtes à la recherche de réponses intelligentes. Il a fallu 25 ans pour se rendre compte que les poisons bannis aujourd’hui étaient dommageables pour la santé et l’environnement. Dans 25 ans, qu’en sera-t-il de ceux qu’on vous suggère maintenant???? « À défaut de savoir, mieux vaut s’abstenir ». Moi, je ne prends pas de chance. Je m’organise pour ne pas avoir à en utiliser aucun. Et ça marche!

 

Solutions pratiques pour diminuer les émissions de gaz à effets de serre

  1. Consommer des produits locaux. En plus d’éviter les impacts environnementaux dû au transport, cela permet de sauvegarder les emplois d’ici.
  2. Utiliser les feuilles des arbres comme paillis et engrais plutôt que de les jeter au dépotoir. C’est ce que la nature se sert. Enfouies dans un dépotoir, celles-ci sont une source de gaz à effet de serre.
  3. Ne pas mettre à la poubelle tout ce qui se décompose, mais plutôt en faire du compost. Plusieurs solutions : Vermicompostage, bacs à compost extérieur, service municipal de collecte sélective. Ce sont ces matières qui coûtent chère à enfouir car elles sont lourdes, le coût d’enfouissement étant fixé à la tonne.
  4. Encourager le recyclage. Les usines de tri peuvent être bâties tout près des lieux de cueillette, mais les dépotoirs, personne en veut près de chez eux, donc frais de transport élevés et impact environnementaux aussi.
  5. Être à l’affût des inventions alternatives au pétrole et des gadgets économiseurs d’essence. Il en existe plus qu’on pense. Il y en a des bons et des moins bons. Faites des tests, la plupart sont garantis. Dites-vous que même si vous économisez juste  5%, 10%, peu importe, vous êtes dans la bonne direction et vous encouragez ceux qui se donnent réellement la peine de trouver des solutions.

Chauffage

  1. Comme c’est l’hiver, le chauffage est un gros producteur de gaz à effet de serre. Assurez-vous que votre système de chauffage soit bien performant et pas encrassé, sinon il vous en coûtera plus cher et il polluera plus.
  2. Abaissez la température intérieure de votre maison. Un à deux degré de moins ne fait pas mourir et permet d’avoir un air plus respirable à l’intérieur. De plus, le soir avant de vous coucher, abaissez la température d’au moins 5 degrés.
  3. Les poêles à combustion lente sont une source importante de gaz à effets de serre. Le fait de couper l’air au feu diminue la flamme, refroidit celui-ci et fait que les fumées ne s’enflamment plus et sortent dans l’environnement.
  4. Isoler vos maisons avec de la fibre cellulosique. Très efficace, non toxique et sa fabrication est non polluante. De plus, coupez les entrées d’air froid et laissez le soleil entrer par vos fenêtres dans le jour.

 

Un procédé de récupération d'eau et de chaleur domestique.

      Il m’arrive, quelques fois, de penser à des moyens qui permettraient de respecter les objectifs environnementaux. Des moyens pratiques et peu coûteux de réduire notre consommation d’eau potable et d’énergie, sans pour autant, nous obliger à changer trop drastiquement nos habitudes.

      Je crois que vous êtes tous conscients que nous consommons beaucoup d’eau potable avec la toilette, les douches et les bains, le lave-vaisselle et la laveuse à linge. Serait-il possible, sans avoir à modifier les équipements et les habitudes actuelles, d’économiser l’eau et, tant qu’à bien faire, récupérer la chaleur des eaux chaudes du bain, de la douche et du lave- vaisselle.

      Je m’adresse, en particulier, aux bricoleurs avec une âme environnementale. Que diriez-vous si nous dirigerions les renvois d’eaux usées et chaudes du bain, de la douche et du lave-vaisselle, vers un réservoir de rétention, muni du filtre à base de mousse de tourbe et de sable filtrant, situé dans le haut du réservoir. L’eau filtrée et chaude aurait le temps de se refroidir avant de prendre la sortie située dans le bas du réservoir. Il s’agit simplement de faire remonter le tuyau de sortie vers le haut du réservoir pour garder celui-ci plein. L’eau séjournera un certain temps dans celui-ci et aura le temps de perdre sa chaleur pour que cette chaleur serve dans la maison (comme un procédé de chauffage à l’eau chaude).

      De plus, à partir de ce réservoir, comme l’eau aura été filtrée, bien que non potable, elle sera parfaite pour servir dans le cabinet de toilette. Il s’agit simplement de se munir d’une petite pompe à l’eau pour monter celle-ci dans le réservoir des toilettes. Cette installation vous servirait même pour votre eau d’arrosage et de lavage extérieur.

      Il serait possible de réduire de près de 50% notre consommation d’eau potable et de récupérer une bonne partie des coûts reliés au chauffage de l’eau domestique.

      Entre temps, vous pouvez faire une partie de cela, en laissant l’eau du bain dégager sa chaleur dans la salle de bain avant de l’évacuer et en profiter pour « flussher » la toilette avec cette eau, le temps qu’elle est disponible.

      Qu’en pensez-vous?

 

Un sel de déglaçage écologique

            Ici, au Québec, l’hiver est rude. Elle l’est particulièrement cet année, non pas parce qu’il fait froid, mais parce qu’il tombe des précipitations continuellement. Ce genre d’hiver oblige les municipalités et le ministère des transports à épandre sur les routes une quantité astronomique d’abrasifs et de sels de déglaçage.

            Saviez-vous que le sel de déglaçage habituel ne contient pas juste du sel??? Si c’était le cas, il serait beaucoup moins nocif pour l’environnement. En fait, des additifs chimiques et toxiques y sont ajoutés pour améliorer son efficacité à basse température et l’empêcher de trop s’agglomérer dans l’équipement d’épandage.

Sachant que la faune, tel les chevreuils, les orignaux et d’autres mammifères de nos forêts aiment particulièrement venir sur le bord de nos routes parce qu’ils sont attirés par le sel, qu’ils lèchent pour leurs besoins, c’est inquiétant de savoir qu’ils absorbent en même temps des produits jugés toxiques et même cancérigènes.

Depuis quelques années, Victoriaville, ville pionnière du recyclage et en matière d’environnement, a effectué des test avec un sel de déglaçage dont les additifs toxiques ont été remplacé par de la mélasse. Eh oui! Du sel sucré. Maintenant plusieurs villes l’ont adopté.

La mélasse a pour effet d’empêcher le sel de faire des mottons dans l’équipement, d’être efficace encore à plus basse température qu’auparavant, de rester sur la chaussée plus longtemps à cause de sa viscosité et d’être plus efficace lorsque le soleil se montre, car la couleur noire de la mélasse absorbe la chaleur. De plus, la mélasse crée une protection contre la corrosion de l’équipement d’épandage ainsi que des véhicules usagers de la route.

Sur le plan environnemental, en plus d’éliminer les additifs toxiques, ce sel, appelé « Clearlane », fait un meilleur travail avec une quantité 20% moindre. On se retrouve donc avec moins de sel dans l’environnement, moins d’additifs toxiques et une économie sur l’équipement et le carburant pour leurs déplacements.

Depuis cette année, une mésentente au sujet de l’utilisation d’un brevet a fait que la mélasse fut remplacée par une gélatine de mais. Cette gélatine de « blé d’inde »  contient du T.E.A. (Tri éthanol amine), une substance utilisée  en cosmétique, qui est non cancérigène, biodégradable, incolore et inodore. Pour facilité l’épandage de ce sel, la compagnie l’a coloré avec du colorant alimentaire.

            Pour plus d’informations, vous pouvez aller voir le site du distributeur : www.selwarwick.com.

 

Dossier Algues bleues

Les engrais naturels ou écologiques; une source insidieuse de contamination des  cours d’eau.

            Tous sont d’accord pour dire que du fumier est une source de fertilisant intéressant. Pourtant, nous savons tous que lorsque ce même fumier est disposé en grande quantité dans le même environnement, il  devient une source de contamination. Pourquoi peut-il être à la fois bon et mauvais? Tout est question de concentration.

            Les engrais naturels, liquide ou granulaire, que nous utilisons couramment pour nos jardins, nos fleurs et surtout notre pelouse sont des éléments fertilisants concentrés dont on ne peut avoir le contrôle parfait de leur dispersion dans l’environnement. Dépendant des besoins des plantes, de la quantité de matière organique contenue dans le sol, des précipitations et des arrosages, ainsi que de la température, ces éléments fertilisants (Azote, phosphore, potassium) ne seront pas tout absorbés par les plantes et seront lessivés dans l’environnement.

            Par notre mode de consommation abusive de produits de toutes sortes, les engrais n’y échappent pas. De plus, pour encourager les ventes de tels produits, les compagnies nous offrent des variétés de plantes de plus en plus exigeantes en engrais. De là une des sources du problème qui se retrouve dans nos cours d’eau.

            La mode est au naturel! Oui, mais pas n’importe comment!

            Le milieu horticole vous encourage à utiliser du compost, un engrais plus naturel et moins concentré. Ils ont raison, mais peu de gens savent qu’un compost laisser en surface d’un sol, en contact avec l’air et le soleil, devient :

  1. Inactif lorsqu’il est sec, et,
  2. Part au vent parce qu’il est sec, et,
  3. Est transporté par les pluies fortes dans les canaux d’égout et les fossés, et
  4. Se retrouvent finalement dans nos lacs et cours d’eau, et,
  5. Les éléments fertilisants contenus dans celui-ci aident les algues à se développer.

Les bonnes intentions écologiques du départ se transforment  
insidieusement en source de contamination. Tout cela par manque d’information et de cohérence dans des pratiques absentes de logique environnementale.

Les solutions :       
- L’utilisation de plantes indigènes ou s’en rapprochant.
- La pratique et le respect du « Pâté chinois naturel *», qui permet
  aux végétaux de vivre de façon autonome depuis des millénaires.

            Tellement simple que personne du milieu n’en parle. Encore faut-il qu’ils le sachent, tellement ça fait longtemps qu’on a dénaturaliser la pratique horticole que même les professionnels ignorent cette logique environnementale. Mais vendre et consommer des produits n’est il pas encore la base de notre système. Autant ne pas donner les vraies solutions aux consommateurs. C’est bien loin de la base environnementale qui est de réduire notre consommation avant tout.

*Le pâté chinois naturel est l’expression inventé par  l’environnementaliste Serge Fortier pour illustrer le grand principe fondamental qui permet aux végétaux de vivre sur la terre. Ce principe n’est pas appliqué en horticulture ou pas appliqué de façon globale et logique. M. Fortier l’expose en tant que Consultant en paysages écologiques et environnement et dans son livre »Alternatives écologiques à la pelouse » disponible sur www.sergefortier.com.

 

Ce qu’on prend de la terre doit retourner à la terre

Dans la nature, et cela depuis que la nature existe, tout ce recycle. Toutes les matières organiques finissent par se décomposer et,  par l’action des bactéries,  de la vie du sol et de l’air, il s’opère une transformation chimique de la matière. Les liaisons chimiques formant les tissus végétaux se séparent et les éléments, tel le phosphore, le potassium, le calcium et plein d’autres, qui ont été puisés du sol et de l’air, se retrouvent de nouveau disponible à créer une nouvelle génération de végétaux.

Prenez, par exemple, un animal dans le bois. N’importe lequel peut servir pour mon exemple, car tous agissent de la même façon. Cet animal, pour se nourrir, consomme les plantes de son choix qu’il trouve dans son habitat. Son système digère ces plantes et prend ce qu’il a besoin pour grandir. Il rejette ensuite, dans son même habitat, la partie qu’il n’a pas besoin. Cette matière organique, ses urines et son fumier, est recyclée par les organismes qui s’en nourrissent à leur tour et, en libérant les éléments contenus dans celle-ci, permettent aux plantes de cet habitat de pousser et de nourrir à nouveau le même animal. Le cycle est complété et c’est ce cycle qui fonctionne depuis des millénaires.
Un jour, un être intelligent a décidé d’inventer un nouveau cycle pour disposer de nos rejets humains. Il s’est dit : « Pourquoi pas se débarrasser de cette merde dans l’environnement des poissons. Belle affaire!
Cette attitude, anti-écologique, ne date pas d’hier. On a retrouvé des vestiges d’égouts dans des ruines romaines datant d’avant Jésus-Christ. C’est donc depuis tout ce temps qu’on prive nos sols nourriciers d’éléments fertilisants. Les terres s’appauvrissant, il a fallu ajouter des engrais provenant d’ailleurs et c’est à ce moment que le besoin d’engrais artificiels concentrés est né.  Comme la nature ne peut gérer les engrais artificiels concentrés de la même manière qu’elle gère les matières organiques, il en résulte une contamination de nos sols, de nos nappes phréatiques et de nos cours d’eau.
Nous épuisons la terre pour nous nourrir et nous ne sommes même pas reconnaissant envers elle, en ne lui retournant pas ce qu’elle a besoin pour rester fertile. Comme si ce n’était pas assez, nous polluons l’environnement des poissons. Bravo! De là  l’expression « Donnes à manger à un cochon et il va venir chier sur ton perron » prend tout son sens. En tant qu’être intelligent, il n’y a pas de quoi être fier.
Connaissez-vous le système de toilettes biologiques? Je vous invite sur le site web d’une entreprise qui en fabrique et dont j’en fais l’utilisation  depuis 3 ans à mon chalet. www.sun-mar.com. 

 

  Vivre dans le passé… de la terre. 

             Vivre le moment présent! Qui n’a pas entendu cette exclamation. Qui peut se vanter de pouvoir l’appliquer. C’est bien difficile, car tout notre de mode de vie est basé sur le passé. Nous y faisons référence constamment, mais pire encore, nous l’exploitons abusivement, même le passé qui ne nous appartient pas. Je parle ici du passé de la terre. Ce passé qui, tel qu’il fut, nous a donné les conditions actuelles de vie sur la terre.

            Je regarde la vie autour de moi et je constate que tous les êtres vivants naissent, grandissent, trouvent leur nourriture et leur demeure dans le moment présent, dans ce qui les entoure, à même les richesses renouvelables présentes dans leur environnement. Pourquoi l’être humain doit-il puiser dans le passé de la terre pour vivre?

            Par exemple, prenons le plan énergétique. Il y a des énergies du présent (soleil, vents, marée, gravité) et il y a des énergies du passé (pétrole, gaz naturel, géothermie).  Pendant des centaines de milliers d’années la terre a formé des matières végétales et animales. Toutes ces matière ont capté et emprisonné des quantités phénoménales de carbone, libérant l’atmosphère d’éléments constituant des gaz à effet de serre, permettant de créer les conditions de vie que l’être humain a besoin dans son présent.

            Le fait d’exploiter ces énergies du passé, nous remettons dans l’environnement des quantités anormalement élevée de carbone,  qui modifie les conditions idéales de vie sur la terre.

            Même chose pour le phosphore qui contamine les cours d’eau. Plutôt que de recycler les matières organiques présentes autour de nous et d’utiliser des végétaux non exigeants, nous avons décidé d’exploiter des carrières de phosphore pour faire des engrais de synthèse. En puisant dans le passé de la terre, nous avons créé une surabondance de phosphore à la surface de la planète et aujourd’hui, on se demande pourquoi nous sommes aux prises avec une prolifération des algues bleues.

            Tant que nous vivrons dans le passé de la terre, nous vivrons des problèmes grandissants. Tant que nous ne réduirons pas notre consommation, nous courons à notre perte et je n’ose même pas pensé dans quel merdier seront nos enfants chéris.

      

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Serge Fortier

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