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Chroniques compostage et récupération

- Ensevelis sous les vidanges

- Les petits gestes environnementaux font-ils une différence

- Faire du compost chez soi

- Utiliser ou fabriquer un composteur extérieur

- Découvrez le vermicompostage

- Compostage sous toiles opaques

- Faites d'une pierre deux coup! Paillis avant compost

- Laissez certaines matières organiques sur place

- Participer à l'organisation d'une collecte municipale des matières puttescibles

- Les contenants consignés

 

 Ensevelis sous les vidanges 

            Avez-vous connaissance de la quantité phénoménale de matières qui sont enfouies dans les dépotoirs. Ceux-ci sont si grands et si nauséabonds que personne ne les veut près de chez eux, car ils attirent goélands et rats et les problèmes qui vont avec. Si personne ne veut de dépotoirs près de chez eux, sommes-nous près à garder nos vidanges personnelles en dessous de notre galerie ou dans le fond de notre cour? Je ne crois pas que ça nous intéresse, mais pourtant, chacun a sa part de responsabilité et, une partie de la solution.

Idéalement, l'intérieur de nos maisons devraient être munies de 3 contenants:
            - Un bac de récupération
            - Un contenant pour les produits décomposables
            - Un contenant pour les matières non récupérables (ordures), qui devrait être le plus petit des 3.

Si la collecte sélective devenait obligatoire partout, toutes les matières récupérables, y compris les matières putrescibles ne seraient pas à jeter dans des sacs à vidanges. Aussi, il faudrait prendre l'habitude d'acheter les produits dans le moins d'emballage possible et surtout ne pas encourager des produits emballés dans des mélanges de matières premières non récupérable.

            Maintenant que la plupart des villes utilisent les gros bacs sur roulettes, pourquoi devrait-on emballer nos vidanges dans des sacs de plastique avant de les mettre dedans? Nous pourrions avoir des poubelles de maison en plastique rigide qu'on viderait directement dans nos bacs à roulettes.

Si les matières étaient séparées à la source et mises dans des bacs à roulettes, cela permettrait en plus de diminuer les frais de collecte. Il serait possible d’espacer le passage des camions, de rentabiliser le service et de diminuer la pollution reliée à ces gros véhicules.

            Mais avant tout cela, il faut commencer par respecter le premier des 3 R en environnement, c'est à dire de RÉDUIRE sa consommation, sinon, nous resteront un pays pollueur. Mais ça, c'est le plus dur à avaler pour le système dans lequel nous vivons. Pourtant, c'est de se rapprocher de la simplicité, une qualité que l'être humain devrait posséder. Mais dans sa soif de pouvoir et de richesse, l'être humain a plutôt choisit le dicton suivant: "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué".
C'est malheureusement la grande morale de notre société.... Je souhaite voir de plus en plus de gens penser autrement.

 

Les petits gestes environnementaux font-ils une différence?

            Prendre soin de récupérer quelques grammes de papier et de carton quand, juste à côté de chez vous, le commerce en jette des tonnes au vidange. Ça décourage!

            Prendre soin d’acheter un petit véhicule et vous en servir que pour vos longs déplacements quand, juste à côté, le voisin prend son Hummer pour aller chercher du lait au dépanneur du coin. Ça décourage!

            Prendre soin d’éteindre vos lumières dans les pièces où vous n’y êtes plus quand, devant chez vous, les gros édifices les laissent allumées toutes les nuits et fin de semaines inutilement. Ça décourage!

            Risquer d’avoir une amende si votre auto perd de l’huile sur la chaussée, alors que les compagnies pétrolière créent des lacs à ciel ouvert d’eau toxique sans se préoccuper de les traiter. Ça décourage!

            Je vous comprends d’être parfois découragé. J’avoue que je passe proche de l’être à certaines occasions. Pourtant, la conscience environnementale progresse de jour en jour. Souvenez-vous, il y a à peine 10 ans, l’environnement et l’écologie étaient –ils des sujets aussi populaires? D’après vous, y a-t-il eu une augmentation de gens sensibilisés à l’environnement depuis les 10 dernières années? La réponse est « oui ».

            Et pourtant, qu’est ce qui est à l’origine de cette prise de conscience et de ces nouvelles habitudes? Des petits gestes simples, posés par des gens ordinaires, qui passaient souvent pour des illuminés. Ces gens ordinaires sont en fait des gens extraordinaires, nous ayant donné une base de pouvoir pour changer les choses. Ces visionnaires, très peu nombreux alors, sont maintenant entourés de milliers de personnes sensibilisées de plus en plus, de plus en plus informées, de plus en plus convaincues et de plus en plus convaincantes.

            À partir de maintenant, la conscience environnementale se développera de façon exponentielle. Les gens désireux de changements positifs en environnement auront de plus en plus accès à de l’information pertinente et non biaisée. De ce fait, ils seront de plus en plus aptes à poser des gestes toujours plus respectueux, à faire des achats de produits plus écolo et, de ce fait, permettre aux compagnies respectueuses de l’environnement de prendre le marché au détriment de celles qui polluent. N’oubliez pas qu’un achat est un vote!

            Prêcher par l’exemple est toujours le meilleur moyen d’enseignement. Le petit papier de quelques grammes, qu’un million de personnes prennent soin de mettre dans le bac de récupération au lieu de la poubelle, fait des tonnes de papier recyclé et, pourtant, chacun n’a contribué que pour quelques grammes. Chaque tonne de papier recyclé permet de sauver 17 arbres matures et les fibres de papier peuvent être recyclées 5 à 6 fois.

            Je me suis donné comme mandat d’enseigner et de renseigner les gens désireux de participer à un avenir plus prometteur pour nos enfants chéris. Il y a un réel progrès sur le plan environnemental et, de voir tout ce monde que je rencontre, ayant soif d’informations et de trucs pour poser des gestes, si modestes soit-ils, me font dire que ça vaut la peine de continuer.

            Je lève mon chapeau à tous ceux et celles qui participent à un meilleur environnement et dites-vous que vous n’êtes pas seuls, de moins en moins seuls et que c’est pour cela que vos petits gestes font une réelle différence.

 

Faire du compost chez soi

            Il est connu de tous que les matières putrescibles composent une bonne partie du poids des déchets qui vont aux sites d’enfouissement. C’est d’ailleurs ces matières qui sont responsables de la libération de gaz à effets de serre (GES), lors de leur décomposition anaérobique (sans air) dans ces sites d’enfouissement.

            De moins en moins de gens tolèrent la présence ou l’ouverture d’un site d’enfouissement près de chez eux, mais nous avons toujours autant, sinon plus de déchets à se débarrasser. On ne veut plus de l’un, mais continuons à faire l’autre! Si nous ne voulons plus de sites d’enfouissement, nous devons absolument réduire à la source les déchets. C’est une évidence!

            En tant que consommateur, c’est à nous de trouver et d’adopter des solutions afin de réduire la production de déchets. Pour les matières putrescibles, vous savez qu’il est possible d’en faire un bon compost. Les feuilles des arbres, la pelouse coupée, les restants de table et les pelures, les coquilles d’œuf sont tous des matières putrescibles qui peuvent faire un bon compost.

Il existe plusieurs façons de profiter des bienfaits de ces matières et d’en faire un bon compost. Le milieu horticole et maraîcher vous suggère d’en utiliser. C’est avec raison, car c’est la source de la fertilité de la terre. Sans cette matière organique, les végétaux n’existeraient pas et l’inverse est aussi vrai car, sans les végétaux, le compost n’existerait pas. C’est un peu comme la poule et l’œuf.

            Voici quelques façons de vous permettre de bénéficier de cette richesse, tout en contribuant à diminuer les déchets à la source et diminuer la production de GES.

  1. Utiliser ou fabriquer un composteur extérieur
  2. Faire du vermicompostage (pour l’hiver ou pour ceux qui restent en appartement)
  3. Composter sous toiles opaques
  4. Utiliser certaines matières comme paillis dans les plates bandes et jardin avant qu’elles deviennent du compost
  5. Participer ou mettre en place une collecte et un site de compostage dans votre région
  6. Laisser certains débris végétaux là où ils sont

Dans les prochaines chroniques, je vous expliquerai ces différentes solutions. Vous pourrez alors choisir celles qui vous conviennent le mieux.

 

Utiliser ou fabriquer un composteur extérieur

            Une des façons la plus facile de valoriser les matières putrescibles domestiques est de les faire composter dans un endroit extérieur approprié. Pendant les saisons sans gel, les matières putrescibles se transformeront en un excellent fertilisant pour votre jardin et plates bandes fleuries.

            Choisissez-vous un endroit en contact avec le sol, bien drainé, pour y installer vos composteurs. L’idéal est d’avoir au moins 2 composteurs, de façon à permettre de finaliser le compostage dans un, pendant qu’on remplit l’autre avec de nouvelles matières putrescibles.

            Il est possible de s’acheter des composteurs préfabriqués, souvent en plastique recyclé, mais il est aussi possible de s’en faire à votre goût, avec des matériaux disponibles chez soi. L’important est de respecter les consignes suivantes :

  1. Avoir des côtés pas trop hauts (45 à 60 cm), légèrement aérés.
  2. Ne pas utiliser de bois traité ou autres matériaux qui contamineraient le compost.
  3. Le fond du composteur doit être en contact avec le sol pour favoriser les échanges entre le compost et la terre (Vers de terre et autres insectes utiles, humidité, drainage, etc)
  4. Faire la grandeur des composteurs selon vos besoins annuels.
  5. Toujours garder couvert le tas de compost, pour éviter l’assèchement et la ponte des noctuelles causant la présence de vers gris qui coupent vos plants au printemps.
  6. Être capable de brasser le tas de matières de temps en temps

Un bon compost doit être léger, non gluant et sans odeur prononcée. Ceci dépendra des matières que vous y mettrez. Il est important de varier les matières. Il faut éviter de mettre de la viande, du poisson, des défections d’animaux carnivores, des huiles et des produits laitiers.

On classe les matières en 2 groupes : Les matières vertes et les brunes. Un mélange des 2 sortes vous assure un compost de qualité. Dans les matières vertes on retrouve : Les restants de fruits et légumes, la pelouse coupée, les feuillages de désherbage ou de taille. Ces matières contiennent beaucoup d’eau et d’azote et, si elles sont utilisées seules, vous créerez un compost lourd, gluant et nauséabond. C’est pourquoi vous devez incorporer aussi des matières brunes, comme : Les feuilles d’automne, les petites branches, écailles d’arachides, brin de scie et ripe, papier et petit carton (boîte à pizza ou essuie-tout contaminé d’aliments, papier mouchoir, journaux). Il est toujours préférable de mettre les matières en petits morceaux si vous voulez une décomposition plus rapide. Aussi, vous pouvez ajouter quelques pelletées de terre à l’occasion.

Vous verrez qu’il est très facile de faire du compostage chez soi. C’est payant et très profitable pour l’environnement.

 

Découvrez le vermicompostage

            Peut-être avez-vous déjà songé à faire du compost, mais vous vivez dans une tour d’habitation ou, encore, l’idée de vous rendre au jardin en plein hiver ne vous sourit pas. Le vermicompostage est donc ce qu’il vous faut !

            Cette méthode consiste à produire un beau et riche compost à l’aide de vers de terre. Il est recommandé d’utiliser des vers de terre rouge. Plus petits que nos vers de terre à jardin, ils sont habitués à vivre dans un milieu plus chaud, ce qui permet de les garder à l’intérieur et ils ont la capacité de consommer à chaque jour une quantité de matière végétale en décomposition équivalente à leur poids.

Pourquoi faire du vermicompostage?

  • Cela permet de faire du compostage à l’intérieur. Les vers travaillent à l’année longue et servent de complément ou d’alternative au compostage extérieur.
  • C’est une méthode simple, idéale, facile et amusante si on possède quelques notions de base sur son fonctionnement.
  • Le vermicompost obtenu est un amendement organique riche et de première qualité. Ajouter au jardin, il améliore la saveur, couleur et grosseur des fruits et légumes tout en augmentant leurs teneurs en vitamines et minéraux.
  • Avoir des animaux de compagnie peu exigeants, prenant pas plus de place et d’entretien que des poissons rouges, mais combien plus utiles. Ce sont de très bons colocataires, tranquilles qui se contentent de manger vos restes de tables.
  • Parce que c’est avantageux pour la santé, l’environnement et les générations futures. Vous vous servez de ce que la nature a créé (recyclage naturel) plutôt que de marcher à contre courrant de celle-ci (enfouissement dans des dépotoirs).
  • Plus écologique que l’enfouissement qui demande du transport et qui produit des biogaz ainsi que du lixiviat polluant. (Le lixiviat est le liquide résiduel qui provient de la percolation de l’eau à travers les déchets).
  • La politique québécoise sur la gestion des matières résiduelles 1998-2008 fixe comme objectif général de mettre en valeur une moyenne de 65% des matières mises au rebut. Objectif qui peut être atteint individuellement à la maison, en recyclant (+-33%) et en compostant (+-33%).
  • Composter aide aussi à respecter le protocole de Kyoto (Une famille de 3 personnes peut réduire ses émissions de gaz à effet de serre de plus de 1/8 de tonne par an en fabriquant du compost).
  • Contribue à la conservation de l’eau, de l’air, de l’énergie et du sol.
  • Responsabilise face à la gestion de nos déchets (outil éducatif).
  • Permets de faire partie de la solution plutôt que du problème (action directe).

Pour plus de détail, je vous invite à visitez www.pousse-menu.com. Une ferme urbaine biologique, spécialisée en alimentation vivante à l’année, ainsi que dans le vermicompostage.

 

Compostage sous toiles opaques

            Dans mon livre « Alternatives écologiques à la pelouse », que vous pouvez vous procurer sur ce site,  j’explique une pratique extrêmement efficace et écologique pour éliminer les mauvaises herbes vivaces déjà implantées dans un espace où vous désirez aménager.

            En gros, cette pratique consiste à se servir de la noirceur pour faire mourir les plantes indésirables. Cela se fait avec des matériaux, de préférence usagés, telle une vieille toile de piscine, des tapis, des cartons, etc. L’important c’est que ces matériaux empêchent les plantes indésirables de voir la lumière. De ce fait, après un minimum de 3 mois, ces plantes seront mortes et seront même déjà transformées en humus par les insectes et bactéries responsables de la décomposition des matières organiques.

            Donc, si vous envisagez d’utiliser cette méthode (je vous le recommande fortement), pourquoi ne pas en profiter pour faire composter plus de matières putrescibles. Pourquoi ne pas épandre sur les plantes à détruire une couche de feuille d’automne, de gazon coupé ou vos restants de table avant de mettre la toile opaque? Votre compost se fabriquera tout seul, directement là où il doit servir, c'est-à-dire en surface du sol qui sera planté de fleurs, d’arbustes ou de légumes, selon l’usage que vous aurez destinez cette surface.

            Cette méthode vous permet de faire d’une pierre 2 coups… et même 4, si j’ose dire :

  1. Vous recyclez des matières putrescibles.
  2. Vous compostez sans composteur.
  3. Vous préparez un sol adéquatement pour un futur projet.
  4. Vous épargnez temps et argent.

Voilà donc une autre façon de faire du compostage chez soi. Si vous aimez cette
pratique, vous en trouverez plein d’autres dans ce livre ci-haut mentionné.

 

Faites d’une pierre deux coups! Paillis avant compost

            Plusieurs matières, qui vous servent à garnir votre tas de compost, pourraient vous être très utiles avant de se retrouver au compostage.

            Tant qu’il s’agit de faire composter les restants de table, ça va, mais il y a des périodes dans l’année où la quantité de matières potentiellement compostable est tellement grande que votre composteur ne suffit pas, ou bien, vous n’avez pas assez de place pour le faire.

            On a qu’à penser aux feuilles des arbres l’automne, ainsi que l’herbe coupée durant l’été. Cette quantité abondante de matière organique peut être avantageusement récupérée ailleurs que de passer par le composteur. De plus, celle-ci peut jouer un rôle extrêmement utile et même essentiel dans la réussite de vos cultures.

            Pourquoi pas en faire un paillis dans vos aménagements et même votre jardin?
Ça vous semble farfelu comme solution? Sachez que la nature se sert de ces matières depuis des millénaires pour protéger ses végétaux. C’est ce qui compose le « Pâté chinois naturel ».

            Aussi curieux que ça peut vous paraître, je vous donne ici la solution à tous vos problèmes de culture, de réduction des déchets à la source, de recyclage de matière, d’économie financière et de diminution du temps d’entretien.

            Tous les détails et précisions pour une réussite écologique vous sont dévoilés dans le livre « Alternatives écologiques à la pelouse » disponible ici.

            Tout comme la nature, j’ai choisi des solutions simples, accessibles à tous et qui, de plus, fonctionnent. Mon expertise m’a fait comprendre que ce n’est pas dans la complexité que se trouvent les solutions les meilleures et depuis, je vis de la satisfaction.
C’est ce que je partage dans ce livre.

            Entre temps, n’oubliez pas que : « paillis devient compost » dans la nature et que ce n’est pas l’invention du composteur qui a créer le compostage des matières organiques.

 

Laissez certaines matières organiques sur place.

            Dans la nature, qu’est ce qui sert de paillis au végétaux et qu’est ce qui devient leur nourriture en se transformant en compost ou humus? Leur propre feuillage. Pourquoi donc nous donnons nous tant de troubles pour l’enlever à l’automne, croyant qu’il s’agit de déchets nuisibles à nos plantes???

            Dans la nature, une plante est-elle plus malade et attaquée par les insectes parce que son feuillage est resté à ses pieds? Je ne crois pas que quelqu’un s’occupe d’enlever l’herbe morte des prairies sauvages ou de gratter les feuilles des arbres en forêt. Pourquoi le faisons-nous dans nos aménagements??? Serait-ce qu’on aime le trouble ???

            Je dis : «  Le meilleur paillis et le meilleur compost est celui qui provient de matières qui ressemblent le plus aux plantes sur lesquelles vous les mettez! »

            Alors, essayez cela : laissez les feuilles de hostas ou autres plantes au sol (elles s’écrasent d’elles même lors des gels) et, comme suggérée dans ma chronique du 4 décembre passé, couvrez le tout d’une couche de 1 cm de feuilles d’arbres hachées. Vous aurez une protection hivernale naturelle, un aménagement propre et uniforme, un contrôle sur la germination des herbes indésirables, sur les pertes d’humidité, sur les variations de température néfastes pour vos plantes et ainsi vous diminuerez les risques de maladies et insectes, car vos plantes seront plus en santé. De plus, ces feuilles et feuillage se transformeront en compost sur place, par l’action des vers de terre qui aèreront votre sol, auto fertilisant vos plantes par le fait même. Quoi demander de plus! Et ça fonctionne!

            N’oubliez pas, le livre « Alternatives écologiques à la pelouse » vous dévoile tout cela. En cette période des fêtes, faites-vous un cadeau!

 

Participer à la collecte municipale des matières putrescibles

            Voici un autre moyen de contribuer à la valorisation des matières organiques produites chez soi. Comme vous le constatez, je vous partage différents moyens qui sont à votre disposition pour recycler les matières putrescibles présentes chez vous, plutôt qu’elles se perdent et aboutissent dans les dépotoirs, après un transport coûteux, pour finir en gaz à effets de serre. De plus, le fait de ne pas valoriser ces matières vous oblige à consommer des produits de remplacement dans vos cultures, comme du paillis, du compost, de la terre noire, des engrais, des pesticides, qui sont tous sur-enveloppés de papiers, cartons et plastiques, qui ont subit du transport et ont pollué lors de leur fabrication.

            Pour cela, tous les moyens pour valoriser chez soi ou dans son voisinage les matières putrescibles doivent être priorisés. Les moyens prioritaires sont ceux qui permettent de réduire la quantité de déchets à la source en les valorisant chez soi.
Pour les gens qui habitent sur de grands terrains, il est facile, avec les méthodes que j’ai donné dans les 5 chroniques précédentes, de valoriser 100% de vos matières putrescibles. Pour les gens qui restent dans des agglomérations plus denses, la mise en place de collecte municipale des matières putrescibles est recommandée et même obligatoire dans un avenir assez rapproché.

            Pour se faire, la participation de la population est primordiale pour la réussite environnementale et la rentabilité économique d’un site de compostage. Il sera de plus en plus coûteux d’enfouir ces matières, car c’est ce qui est le plus lourd dans votre sac à déchet.

            Valoriser les matières organiques est un geste fondamental qui nous est enseigné depuis des millénaires par « mère nature ». Notre sentiment de supériorité, nous les êtres humains, a fait que nous avons chercher à réinventer la roue. Dans la nature, ce qui vient de la terre retourne à la terre pour être réutilisé par l’une ou l’autre des milliers d’espèces vivant sur la planète. Nous sommes les seuls êtres à prendre de la terre sans jamais lui redonner. Nous mangeons des produits de la terre et déféquons dans l’eau. Nous volons les feuilles des arbres et les enfouissons 5 mètres de profond dans des dépotoirs, pour ensuite détruire des écosystèmes (tourbières, terre noire) pour remplacer ce que nous avons jeté.

Dommage que notre supériorité intellectuelle soit si mal utilisée!
Heureusement qu’il y a encore des solutions!
Mais ça presse!
Je vous remercie d’y réfléchir.
Passez de joyeuses fêtes et songez à prendre comme résolution pour 2007, de porter attention aux gestes quotidiens qui auraient un impact négatif sur votre environnement et celui de vos enfants plus tard.
Merci!


Les contenants consignés

La compagnie Coca cola a décidée d'enlever la consigne sur les
contenants (canettes) des boissons non gazeuses comme le thé
glacé. Quand on sait que le taux de récupération des contenants consignés est de près de 75% et que le taux du simple recyclage est
beaucoup plus bas, comment ne pas s’inquiéter à propos du manque de volonté écologique des corporations comme Coca Cola. Quelle
inconscience de leur part. Cette décision démontre bien comment la cause environnementale est absente dans les préoccupations de ces méga compagnies.

Que fait Recyc-Québec dans ce dossier? Soyez certains que je vais m’informer là dessus.

La logique écologique voudrait qu’au contraire, tous les types de contenants soient consignés. Les bouteilles d’eau et d’eau minérales ne le sont pas et, pourtant elles occupent de plus en plus de place sur les tablettes.

D’ailleurs, le dépôt de tous les contenants devrait même être augmenté, du double s’il le faut. De cette manière, le % de retour serait plus haut et les consommateurs insouciants contribueraient à la rentabilité du système. Plusieurs organismes et familles pauvres se ramassent des fonds avec les bouteilles consignées. Par une augmentation du dépôt, ceux-ci se verraient comme indexés au coût de la vie tout en contribuant à nettoyer la planète des contenants jetés par les gens insouciants.

Cette décision de Coca Cola est un pas en arrière par rapport à tous les efforts environnementaux effectués depuis.

Ce qui est terrible aussi ce sont les endroits comme Costco ou
Wallmart, qui vendent des boissons gazeuses mais ne les récupèrent pas. Ce sont les marchands locaux, dépanneurs et les épiceries qui doivent le faire. Une autre preuve que ces corporations ne sont intéressées que par les profits et n’ont aucune conscience. Pourtant, l’avenir pour nos enfants ne peut passer que par un éveil de conscience.

Je vous invite à aller consulter www.ile.ca. Je trouve intéressant le fait que certaines personnes tentent de se regrouper pour se sortir de cette inconscience. Laissez-moi savoir vos impressions sur cette initiative positive.

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Serge Fortier

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Printemps 2007
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